Rendez-nous... l'absinthe ! / Torni'ns... l'absenta !
La liberté de boire est une liberté qu'il faut défendre au quotidien et que les lois liberticides menacent sérieusement.
En effet, il n'est pas si lointain le temps de la prohibition... Alors au lieu d'avoir une attitude passive, il faut passer directement à l'offensive et exiger le retour de produits des temps passés. Alcooliques de tous les pays, unissez-vous !!! Luttons pour le retour... de l'absinthe.
Pourquoi l'absinthe serait interdite en FRANCE ou en SUISSE ?
Et qu'en Espagne, en Angleterre, en Europe de l'Est ou au Japon, elle est totalement légalisée...
... Alors que c'est en Suisse, puis en France, que l'absinthe a été développée et a pris un tel essor !
Nous souhaiterions vous rappeler les grandes étapes de la vie de l'absinthe, depuis l'origine de la Fée Verte, jusqu'à aujourd'hui et à cette situation juridique totalement absurde...
A) La fée verte.
De Baudelaire à Verlaine, de Toulouse-Lautrec à Modigliani, ils sont nombreux les écrivains et les peintres qui recherchèrent l'inspiration dans la fréquentation immodérée de la fée verte. Beaucoup l'ont intégrée directement à l'oeuvre, comme Degas qui la peignit sur l'une de ses toiles accrochées au Louvre. Quant au poète Raoul Ponchon, il lui dédia ces vers :
Absinthe, je t'adore, certes.
Il me semble, quand je te bois,
Humer l'âme des jeunes bois
Pendant la belle saison verte.
Ton frais parfum me déconcerte
Et dans ton opale je vois
Des cieux habités autrefois
Comme par une porte ouverte.
Pour tous ces créateurs, le nom de deux villes jurassiennes était aussi familier que celui de Paris.
Couvet, en Suisse, Pontarlier, en France étaient les capitales de leur vice quotidien et de leurs rêves. C'est en effet dans ces deux localités que se fabriquaient les absinthes consommés dans le monde entier, à partir d'une plante vivace, fortement aromatique, très répandue dans le Haut-Pays.
C'est dans le Val-de Travers, au pied du Jura neuchâtelois, que fut, dit on, découvert au XVIIe siècle << l'élixir d'absinthe >> (première dénomination du produit que Zola allait rendre tristement célèbre dans L'Assommoir). On raconte qu'une famille nommée Henriod se transmmettait depuis fort longtemps une recette médicinale à base de plantes cueillies dans la montagne, qui s'employait comme remède contre de nombreuses maladies de l'estomac et des intestins. Parmi ces plantes, il y avait l'absinthe dont Pline l' Ancien avait déjà vanté les mérites dans son Histoire naturelle :
Elle resserre l'estomac, fait sortir la bile, est diurétique, amollit le ventre, le guérit s'il est douloureux, chasse les vers et dissipe les faiblesses d'estomac et les flatuosités. Elle fait cesser le dégoût et aide à la digestion.
Quant à l'anis, les élèves de la célèbres école de médecine de Salerne l'avaient chansonné depuis longtemps dans ce quartier truculent :
L'aneth et le fenouil, l'anis et la coriandre,
N'ont point des effets différents,
Du fond des intestins, ils font sortir les vents
Et par-arrière, il les font rendre.
Comment les Henriod fabriquaient-ils cette précieuse liqueur ?
Très certainement par macération mais aussi par distillation car une étiquette rarissime conservée au musée historique de Neuchâtel, on peut voir la représentation d'une cornue et d'un alambic, au-dessus de cette inscription : << Extrait d'absinthe, qualité supérieure de l'unique recette de Mlle Henriod de Couvet, comté de Neuchâtel, en Suisse. >>
En 1797, le sieur Henri-Louis Pernod acheta aux héritiers Henriod le droit d'exploiter industriellement la fabrication de cet élixir et fonda à Couvet une distillerie d'une trentaine de mètres carrés.
A partir de cette époque, dans toute la région, les habitants commencèrent à consommer l'absinthe pour des raisons qui n'étaient pas uniquement médicales.
Dépassé par le succés de son produit et aussi pour échapper aux droits élevés que le fisc prélevait sur l'absinthe, le distilleur suisse décida de s'installer en France.
C'est ainsi que par acte du 25 pluviôse, an XIII, (14 février 1805), le citoyen Benoît-Hilaire Courbe remettait à bail à Pernod Fils, au prix de 180 francs l'an, les locaux sis dans la maison Grande-Rue à Pontarlier pour y établir une << fabrique d'eau verte >>.
La production de << Pernod >>, nom d'un produit qui fut bientôt célèbre dans toute la France et à l'étranger, passa de 32 litres par jour à 450 litres en 1855, à 1 000 litres en 1886 et à 25 000 litres en 1900.
D'autres industriels se mirent également à fabriquer l'absinthe, dont Fritz Duval, de Couvet-Pontarlier, et trois maisons un peu moins importantes. Malheureusement, comme les Jurassiens n'arrivaient pas à satisfaire toutes les demandes de la clientèle, des concurrents peu scrupuleux élaborèrent un produit similaire préparé à froid, sans distillation en se contentant de mélanger plusieurs essences à des quantités plus ou moins importantes d'alcool frelaté.
Il en résulta que les consommateurs de cette absinthe subirent plusieurs phénomènes d'intoxication, tels que les vertiges, des délires, des attaques d'épilepsie.
Dans l'opinion publique, on ne fit pas la distinction entre l'absinthe fabriquée selon les méthodes naturelles et le produit commercialisé par ces clandestins. Une unique réprobation s'éleva.
Animée par le journal Le Matin, une formidable campagne se déchaîna en France contre l'eau verte.
Quatre cent mille personnes signèrent une pétition disant : << Partout où l'hydre verte paraît, paraissent le crime et la folie. >>
La Chambre des Députés emboîta le pas et il y eut de sévères empoignades oratoires entre détracteurs et partisans de l'absinthe.
Des hommes de sciences se livrèrent à des expériences pour arbitrer la polémique. On inocula des extraits du produit à des malheureuses bêtes qui tombèrent foudroyées.
Les parlementaires de Franche-Comté s'opposèrent bien sûr farouchement aux partisans de l'abolitionnisme de l'absinthe. M. Girod, député du Doubs, monta à la tribune pour déclarer :
Voyons, entre nous, qu'est-ce encore que cette balançoire des expériences faites sur les animaux ? Est-ce que les organismes sont identiques ? On fait absorber aux chiens, aux lapins, aux singes, par voie digestive, des essences d'anis, de fenoyuil et d'hysope, et on leur trouve des crises agressives, l'épilepsie, que sais-je encore ? Et puis après ? Savez-vous ce que le bon sens populaire à répondu au cours d'une conférence anti-alcoolique, par la bouche d'un ouvrier ? C'est que l'absinthe n'est pas fait pour les chiens, voilà tout !
Cette éloquence parlementaire était surtout motivée par le fait qu'à Pontarlier et dans les environs, beaucoup d'électeurs travaillaient au début du siècle dans les distilleries.
A l'époque également, les paysans des villages et hameaux des alentours ne vivaient pas de lait comme aujourd'hui, mais de la " verte ". partout, les flancs de la montagne étaient couverts d'absinthe que l'on vendait aux distillateurs.
Chaque matin des voitures chargées de plantes aromatiques descendaient vers les établissements Pernod Fils et embaumaient les rues sur leur passage.
Lorsqu'ils s'avisèrent qu'on pouvait en nourrir le bétail, les industriels finirent par revendre eux-mêmes leurs déchêts aux éleveurs.
C'est ainsi que pendant vingt ans, dans les vallées du Doubs et de l'Areuse, on mangea de la viande à l'absinthe, boeufs, porcs, lapins, poulets étant engraissés avec de l'anis ou "drèche " qui donnait aux rôtis une saveur particulière que certains appréciaient.
D'abord interdite en Suisse par un arrêté du Conseil fédéral en date du 7 avril 1908, la fabrication de la << verte >> que l'on appelle aussi la << bleue >>, devint illicite en France par le vote d'une loi du 16 mars 1915.
Pourtant, bien que soixante-cinq années se soient écoulées depuis cette draconienne prohibition, dans certaines fermes du Haut-Pays, en Saugeais comme dans le Val-de-Travers, on vous fera encore déguster en catimini un produit clandestin appelé ironiquement << Café de Couvet ou de Pontarlier >>.
On fera couler délicatement dans un grand verre, à l'ancienne, sur un morceau de sucre posé sur une cuillère spéciale en argent héritée du grand-père, un breuvage verdâtre à la forte senteur et qui, même additionné d'eau fraîche, vous procurera des sensations...
C'est la << fée verte >>, absinthe titrant 65°, que buvaient autrefois Verlaine, Van Gogh ou Picasso...
B) L'absinthe : une plante aux vertus médicinales
L'Absinthe est une variété d'armoise de la famille des Composées.
C'est une plante vivace qui pousse sur les terrains incultes, secs et rocailleux, jusqu'à une altitude de 2 000 m.
L'Absinthe officinale ou Grande absinthe (Artemisia absinthium) encore appelée populairement Aluine, Alvine, Herbe Sainte, Herbe des Vierges, Herbe aux Vers, présente une tige verte argentée, de 40 cm à 1 m, duveteuse, dressée et cannelée. Les feuilles sont gris verdâtre dessus, blanches dessous, soyeuses, pétiolées et très découpées. La floraison a lieu de juillet à septembre. Les fleurs sont jaunes, tubuleuses, groupées en petits capitules globuleux. L'odeur de cette plante est fortement aromatique et sa saveur très amère.
L'Absinthe pontique ou petite absinthe (Artemisia Pontica) a des feuilles petites et très divisées, cotonneuses seulement en dessous. Elle reste basse et en touffes. Son odeur et sa saveur sont beaucoup moins fortes que celles de la grande absinthe. La petite absinthe est surtout utilisée pour la coloration de la liqueur.
Le nom latin commun à toutes les Armoises est Artémisia, ce qui les consacre à la déesse Artémis. D'après l'Iliade, Artémis soeur jumelle d'Apollon, est une infatigable chasseresse mais également la maîtresse et la protectrice des bêtes fauves et de la nature sauvage toute entière qu'elle défend de l'atteinte des hommes. Artémis, qui signifie en grec, intégrité, n'aime pas les hommes en tant que mâles. Elle devient pour cette raison, la déesse des Amazones en Orient et la protectrice de toutes les femmes.
Artémis permet aux femmes de franchir plus aisément les deux étapes essentielles qui marquent leur vie : la puberté et la ménopause. Entre ces deux périodes clé de la vie féminine, elle intervient en régularisant les cycles menstruels qui sont liés aux phases de la lune dont elle est la déesse.
Si l'atteinte de l'homme perturbe le cycle par une grossesse, elle permet encore à la femme de s'en délivrer.
Par extension, artémisia signifie bonne santé. De fait, l'absinthe a été considérée comme une plante ayant les vertus thérapeutiques les plus précieuses, depuis la plus Haute Antiquité.
Elle est citée, sous le nom de sam, dans un papyrus égyptien datant de 1 600 avant Jésus-Christ qui mentionne de nombreuses recettes à usage thérapeutique et qui la considère comme étant tonique, stimulante, fébrifuge, (qui fait tomber la fièvre), anthelminthique, (qui chasse les vers), anthiseptique, diurétique et emménaguoge, (qui fait venir les règles).
C) Origine et succès de l'absinthe
Chez les Anciens, l'absinthe était considérée comme l'emblème de la santé. On la cultivait dans les jardins et les pauvres la semaient dans les pots. Sa présence était pour eux une protection contre les maladies.
Chez les Romains, Pline et Dioscoride l'employaient avec l'anis sous forme d'infusion dans le vin. Pline, grand naturaliste, vantait ses nombreuses qualités : elle resserre l'estomac, fait sortir la bile, est diurétique, amollit le ventre, le guérit s'il est douloureux, chasse les vers et dissipe les faiblesses d'estomac et les flatuosités. Elle fait cesser le dégoût et aide à la digestion.
Chez les Grecs, Gallien la recommandait contre la malaria et Hippocrate contre l'icère.
Les poètes grecs l'appelèrent absinthion voulant dire que la tisane préparée avec cette plante n'était pas buvable. De fait, étymologiquement, absinthe veut dire en grec qu'il est impossible de boire ou encore privée de douceur. Dès cette époque, on se servit de ce mot au figuré pour exprimer tout ce qu'il y avait de plus amer dans la vie. Selon Pline, pendant les courses de chars, on donnait au vainqueur une boisson mêlée d'absinthe pour lui rappeler que la gloire a ses amertumes.
Dans les Ecritures saintes, elle est le symbole des épreuves et des chagrins de la vie. Le vin d'absinthe était une boisson courante pendant tout le Moyen Age. Il était composé, principalement, d'hysope, d'anis et d'absinthe et était utilisé pour soulager angines, inflammations des paupières et rages de dents. C'est vers 560 que Frénégonde, femme de Chilpéric 1er , aurait fait boire du vin d'absinthe miellé empoisonné à un de ces hôtes qui lui reprochait le meurtre de l'évêque Prétextat
L'utilisation de l'absinthe dans la pharmacopée fut définitivement consacrée par l'Ecole de Salerne, près de Naples, qui joua au XIe siècle, un rôle prédominant dans le renouveau médical par la connaissance approfondie des plantes. L'Ecole de Salerne organisa un enseignement qu'elle diffusa par des écrits à tous les pays alentours. Cette première faculté d'Europe eut un tel rayonnement pendant plus de six siècles qu'elle donna naissance à la doctrine médicale orthodoxe. L'absinthe était prescrite sous forme de poudre, d'infusé, d'extrait, d'hydrolat, de vin, de teinture et de sirop, contre un grand nombre de maux. Son usage était tel, qu'on en retrouve la mention et l'éloge chez les auteurs des XVe et XVIe siècles.
L'absinthe faisait merveille pour les femmes. Sous forme de tisane ou mélangée à du vin, elle excite les mois aux femmes, elle aide à l'accouchement et à faire sortir l'arrière-faix, elle nettoie et fortifie la matrice, elle abat les vapeurs... Elle était également réputée pour être abortive.
L'absinthe était également très utilisée comme vermifuge. Son nom anglais actuel est d'ailleurs Wormwood qui veut dire bois à vers.
Malgré ses bienfaits, l'absinthe semble maudite et marquée de sceau de l'opprobe divine depuis l'origine des temps. Avant même l'invention de la liqueur, l'absinthe était déjà synonyme de poison et de mort comme le signale Saint Jean dans son texte de l'Apocalypse. (Chapitre 8, versets 10 et 11).
Le troisième ange sonna de la trompette. Il tomba du ciel une grande étoile ardente comme un flambeau, et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux fut changé . Le nom de cette étoile est Absinthe ; et le tiers des eaux fut changé en absinthe et beaucoup d'hommes moururent par les eaux, parce qu'elles étaient devenues amères.
Il était dès lors normal que l'apparition de la liqueur d'absinthe coincidant avec un siècle de misère, symbolisa la ruine et la déchéance. La fée verte est-elle l'incarnation de la maléfique Etoile Absinthe ou un simple exutoire au malheur des hommes ?
L'ange qui sonna de la trompette peut sans doute répondre car il sait, lui aussi, que Tchernobyl est le nom russe d'une herbe commune, l'armoise, dont l'absinthe est une variété.
A Tchernobyl l'ange a sonné de la trompette et les eaux sont devenues amères...
Hasard ou prophétie ?
Dès Louis XII, la vente autrefois réservée aux pharmaciens se fit publiquement dans la rue.
Au cours du XVIIIe siècle, l'abus de l'eau-de-vie s'accrût et le Français, buveur de vin depuis très longtemps, devint buveur d'alcool. C'est alors que survint l'absinthe...
A la fin du XVIIIe siècle, un médecin de Franche-Comté, le Dr Pierre Ordinaire, s'exila en Suisse pour des raisons politiques et s'établit à Couvet dans le canton de Neuchâtel pour y exercer la médecine et la pharmacie, comme cela se pratiquait alors.
D) A propos de la thuyone (thujone en anglais).
L'huile essentielle de la grande absinthe comprend plus d'une quarantaine de composants dont la concentration dépend des conditions de culture.
La thuyone est le principal élément incriminé dans la toxicité de l'absinthe.
De formule chimique C10 H16 O, il s'agit d'une cétone monoterpénique saturée qui se présente sous 2 formes : alpha et béta thuyone.
En parallèle, l'absinthe contient également de l'absinthine de formule C30 H40 O6 qui constitue l'une des substances connues les plus amères.
L'essence d'absinthe est par exemple utilisée comme constituant de l'Absorbine ou le Vicks Vaporub.
Il est à noter que l'on retrouve la thuyone dans de nombreuses plantes telles que : la sauge officinale, certaines variétés de lavande, l'achillée millefeuilles...
Il est reconnu que la thuyone est une substance toxique car épileptisante.
Cependant, les doses présentes dans l'absinthe sont tellement faibles qu'aucun risque réel ne peut être mis en avant, que ce soit lors de la consommation, de même que pour l'accumulation à long terme, de la substance dans l'organisme.
Selon certaines hypothèses, il semblerait que du fait de la similarité entre la structure moléculaire de la thuyone et celle de la tetrahydrocannibine (THC), composant active dans la Marijuana, des effets psychologiques particuliers seraient générés...
Les vermouths, les liqueurs de génépi, les liqueurs de type "chartreuse"; de la même manière, les aliments contenants de la sauge sont dans ce cas.
En 1981, se réunirent les responsables de la Food and Agricole Organization et de l'OMS (organisation mondiale de la santé) au conseil de l'Europe à propos des matières aromatiques à usage alimentaire.
Ils estimèrent être incapables de fixer une dose journalière acceptable (DJA) pour la thuyone.
Leur seule recommandation étant de tenter de limiter la quantité de thuyone présente mais absolument pas de rejeter systématiquement ces boissons.
Nous pensons qu'en regroupant les personnes intéressées à corriger cette absurdité, nous pouvons dépasser ces limitations juridiques et faire réaparaître l'absinthe telle qu'elle existait au début du siècle...
Internet ne connaît pas les frontières; nous disposons donc d'un moyen de bénéficier des avantages juridiques en vigueur dans certains pays un peu plus logique avec eux-mêmes...
Notre projet vise à s'organiser pour fabriquer à nouveau une vraie absinthe telle qu'elle existait au début du siècle dans la région de Pontarlier, ceci de manière tout à fait légale.
Surtout ne faîtes pas d'amalgames entre ces Ersatz d'absinthe que l'on trouve de plus en plus, provenant d'Espagne ou d'Europe de l'est et la véritable Absinthe !
Nous sommes dans une phase amont au cours de laquelle nous recherchons des personnes intéressées à pouvoir retrouver l'absinthe dans sa qualité originale.
Nous bénéficions de l'appui de personnes passionnées par l'absinthe et disposées à faire partager cette passion : distilleurs, artistes, entrepreneurs et pékins moyens tels que vous et moi...
Envoyez-nous un petit mail nous décrivant votre intérêt ou votre curiosité pour l'absinthe et nous vous enverrons ensuite un dossier plus complet sur les diffèrentes possibilités de participation à ce projet...
D'autre part, si vous me laissez votre e-mail, je pourrai si vous le souhaitez vous envoyer une lettre d'information qui devrait être mensuelle et vous communiquera les évolutions du projet...
SOURCE: http://www.chez.com/absint/
La llibertat de beure és una llibertat que cal defensar cada dia i que les lleis lliberticides amenacen de manera seriosa.
En efecte, no és tan llunyà el temps de la prohibició... Llavors en lloc de tenir una actitud passiva, cal passar directament a l'ofensiva i exigir la tornada de productes dels temps passats. Alcohòlics de tots els països, uniu-vos !!! Lluitem per a la tornada... absenta.
Per què l'absenta seria prohibida a FRANÇA o a SUÏSSA ?
I que a Espanya, a Ingleterra, en Europa de l'Est o al Japó, és totalment legalitzada...
... Mentre que és a Suïssa, després a França, que l'absenta ha estat desenvolupada i ha pres tal desenvolupament !
Teniu aqui les grans etapes de la vida de l'absenta, des de l'origen de la Fada Verda, fins avui i aquesta situació jurídica totalment absurda...
A) La fada verda.
De Baudelaire a Verlaine, de Toulouse-Lautrec a Modigliani, són nombrosos els escriptors i els pintors que van recercar la inspiració en la freqüentació immoderada de la fada verda. Molts l'han integrat directament a l'obra, com el Degas que la va pintar sobre una de les seves teles enganxades al Louvre. Quant al poeta Raoul Ponchon, li va dedicar aquests versos :
Absenta, t'adoro, certament.
Em sembla, quan et bec,
Aspirar la âme dels joves boscos
Durant la temporada bonica verda.
El teu fresc perfum em desconcerta
I en el teu òpal veig
Cels a què es viu abans
Com per una porta oberta.
Per a tots aquests creadors, el nom de dues ciutats del Jura era tan familiar com el de París.
Couvet, a Suïssa, Pontarlier, a França eren les capitals d'el seu vici quotidià i dels seus somnis. És en efecte en aquestes dues localitats que es fabricaven les absentes consomés al món sencer, amb una planta vivaç, fortament aromàtica, molt escampada a l'Alçària-País.
És en el Val-de Travers, al peu de Neuchâtel, que va ser, va dir hom, descobert al segle XVII << l'elixir d'absenta >> (primera denominació del producte que Zola anava a tornar tristament celebra en L'Assommoir). Es conta que una família anomenada Henriod es transmmettait des de fa molt molt de temps una recaptació|recepta medicinal en base de plantes collides a la muntanya, que s'esforçava com a remei contra nombroses malalties de l'estómac i dels intestins. Entre aquestes plantes, hi havia l'absenta de la qual Pline l'Ancià ja havia lloat els mèrits en la seva Història natural :
Estreny l'estómac, fa sortir la bilis, és diürètica, estova el ventre, el cura si és dolorós, fa fora els versos i dissipa les faiblesses d'estómac i les flatuosités. Fa parar el fàstic i ajuda a la digestió.
Quant a l'anís, els alumnes de la cèlebres escola de medicina de Salerne l'havien chansonné des de fa molt de temps en aquest barri truculent :
L'anet i el fonoll, l'anís i el coriandre,
No tenen efectes diferents,
Del fons dels intestins, fan sortir els vents
I per-darrere, ell els fan tornar.
Com els Henriod fabricaven aquest preciós licor ?
Molt certament per maceració però també per destil·lació ja que una etiqueta rarissime conservada al museu històric de Neuchâtel, es pot veure la representació d'una retorta i d'un alambí, sobre aquesta inscripció : << Extret d'absenta, qualitat superior de l'única recaptació|recepta de la Srta. Henriod de Couvet, comtat de Neuchâtel, a Suïssa|suïssa. >>
El 1797, el sieur Henri-Louis Pernod va comprar als hereus Henriod el dret d'explotar industrialment la fabricació d'aquest elixir i va fundar a Couvet una destil·leria d'una trentena de metres quadrats.
A partir d'aquesta època, a tota la regió, els habitants van començar a consumir l'absenta per raons que no eren de manera única mèdiques.
Superat pel succés del seu producte i també per escapar als drets elevats que el fisc extreia de l'absenta, el distilleur suís va decidir instal·lar-se en França.
És així que per acte del 25 pluviós, any XIII (14 febrer de 1805), el ciutadà Benoît-Hilaire Courbe retornava|remetia en arrendament a Pernod Fils, al preu|premi de 180 francs l'any, els locals escaiguts a la casa Grande-Rue a Pontarlier per establir-hi una << fàbrica d'aigua verda >>.
La producció de << Pernod >>, nom d'un producte que va ser aviat cèlebre a tota França i a l'estranger, va passar de 32 litres per dia a 450 litres el 1855, a 1 000 litres el 1886 i a 25 000 litres el 1900.
Altres industrials es van posar igualment a fabricar l'absenta, del qual Fritz Duval, de Couvet-Pontarlier, i tres cases una mica menys importants. Desgraciadament, com els Jurassiens no aconseguien|succeïen satisfer totes les demandes de la clientela, competidors poc escrupulosos van elaborar un producte similar preparat en fred, sense destil·lació conformant-se amb barrejar diverses benzines|essències amb quantitats més o menys importants d'alcohol adulterat.
En va resultar que els consumidors d'aquesta absenta van sofrir diversos fenòmens d'intoxicació, tals com els vertígens, dels deliris, dels atacs d'epilèpsia.
En l'opinió pública, no es va fer la distinció entre l'absenta fabricada segons els mètodes naturals i el producte comercialitzat per aquests clandestins. Una única reprobació es va elevar.
Animada pel diari al Matí, un formidable camp|campanya es va desencadenar a França contra l'aigua verda.
Quatre-centes mil persones van signar una petició dient : << Arreu On l'hidra verda sembla, apareixen|publiquen|semblen el crim i la bogeria. >>
La Cambra dels Diputats va encaixar el pas i hi va haver severes baralles oratòries entre detractors i partisans de l'absenta.
Homes de ciències van lliurar a experiències per arbitrar la polèmica. Es van inocular extractes del producte a desgraciades babaues que van caure fulminades.
Els parlamentaris de Franche-Comté es van oposar és clar de manera feréstega als partidaris de l'abolicionisme de l'absenta. M. Girod, diputat del Doubs, va pujar a la tribuna per declarar :
Vegem, entre nosaltres, que és encara que aquest gronxador de les experiències fetes sobre els animals ? Els organismes són idèntics ? Es fa absorbir als gossos, en els conills, als simis, per vegi digestiva, de les benzines|essències d'anís, de fenoyuil i d'hisop, i se'ls troben crisis agressives, l'epilèpsia, que sé encara ? I després després ? Sap allò que el bon sentit popular a respost en el transcurs d'una conferència antialcohòlica, per la boca d'un obrer ? És que l'absenta no és no fet per als gossos, heus aquí tot!
Aquesta eloqüència parlamentària era sobretot motivada pel fet que a Pontarlier i als voltants, molts electors treballaven al començament del segle a les destil·leries.
En Aquell Temps igualment, els pagesos dels pobles i caserius de les rodalies no vivien de llet com avui, sinó de la "verda". arreu, els flancs de la muntanya eren coberts d'absenta que es venia als destil·ladors.
Cada matí cotxes encarregats de plantes aromàtiques baixaven cap als establiments Pernod Fils i embalsamaven els carrers sobre el seu passatge.
Quan van pensar que se'n podia alimentar el bestiar, els industrials van acabar revenent ells mateixos els seus déchêts als criadors.
És així com durant vint anys, a les valls del Doubs i de l'Areuse, es va menjar de la carn a l'absenta, bous, porcs, conills, pollastres sent engreixats amb l'anís o "drèche" que donava als rostits un sabor particular que alguns apreciaven.
En principi prohibida en Suïssa|suïssa per un decret del Consell federal amb data el 7 d'abril de 1908, la fabricació de la << verda >> que es diu també la << blava >>, es va fer il·lícit a França pel vot d'una llei del 16 de març de 1915.
Tanmateix, encara que seixanta-cinc anys s'hagin escolat des d'aquesta draconiana prohibició, a certes granges de l'Alçària-País, en Saugeais com en el Val-de-Travers, se'l farà encara disfrutar d'amagatotis d'un producte clandestí dit irònicament << Cafè de Couvet o de Pontarlier >>.
Es farà fluir delicadament en un gran vidre|got, a l'antiga, sobre un tros de sucre posat|formulat sobre una cullera especial en diners|plata heretada de l'avi, una poció verdosa a la forta olor i qui, fins i tot sumat d'aigua fresca, li procurarà sensacions...
És la << fada verda >>, absenta titulant 65°, que bevien abans Verlaine, Van Gogh o Picasso...
B) L'absenta : una planta a les virtuts medicinals
L'Absenta és una varietat d'altimira de la família de les Compostes.
És una planta vivaç que empeny sobre els terrenys incultes, secs i pedregosos, fins a una altitud de 2 000 m.
L'Absenta oficinal o Gran absenta (Artemisia absinthium) encara dita popularment Aluine, Alvine, Herba Santa, Herba de les Verges, presenta una tija verda platejada, de 40 cm a 1 m, peluda, aixecada i acanalada. Les fulles són gris verdós a sobre, blanques fons, sedoses, pétiolées i molt tallades. La floraison té lloc de juliol a setembre. Les flors són grocs, tubuleuses, agrupades en petits capítols globulós. L'olor d'aquesta planta és fortament aromàtica i el seu sabor molt amarg.
L'Absenta pontique o petita absenta (Artemisia Pontica) té fulles petites i molt dividides, cotonoses només en la part baixa. Continua sent baixa i en mates. La seva olor i el seu sabor són molt menys forts que les de la gran absenta. La petita absenta és sobretot utilitzada per a la coloració del licor.
El nom llatí comú en totes les Altimires és Artémisia, el que els consagra a la deessa Artémis. Segons l'Iliade, Artémis germana bessona d'Apollon, és una incansable caçadora però igualment la mestra|mestressa i la protectora dels animals falbs i de la naturalesa salvatge tota sencera que defensa de l'abast dels homes. Artémis, que significa|notifica en grec, integritat, no estima els homes en tant que mascles. Es fa per a aquesta raó, la deessa de les Amazones a Orient i la protectora de totes les dones.
Artémis permet a les dones salvar més fàcilment les dues etapes essencials que marquen la seva vida : la pubertat i la menopausa. Entre aquests dos períodes clau de la vida femenina, intervé regularitzant els cicles menstruals que estan lligats a les fases de la lluna de la qual és la deessa.
Si l'abast de l'home pertorba el cicle per un embaràs, permet encara a la dona lliurar-se'n.
Per extensió, artémisia significa bona salut. De fet, l'absenta ha estat considerada com una planta tenint les virtuts terapèutiques més precioses, des de la més Alta Antiguitat.
És citada, sota el nom de sam, en un papir egipci datant de 1 600 abans de Jésus-Christ que menciona nombroses recaptacions|receptes a ús terapèutic i que la considera com sent tònic, estimulant, febrífug, (que fa caure la febre), anthelminthique, (que fa fora els versos), anthiseptique, diürètic i emménaguoge, (que fa venir les regles).
C) Origen i succés de l'absenta
Amb|En els Antics, l'absenta era considerada com l'emblema de la salut. Es cultivava als jardins i els pobres la sembraven als pots. La seva presència era per a ells una protecció contra les malalties.
Amb|En els Romans, Pline i Dioscoride l'utilitzaven amb l'anís en forma d'infusió al vi. Pline, gran naturalista, lloava les seves nombroses qualitats : estreny l'estómac, fa sortir la bilis, és diürètica, estova el ventre, el cura si és dolorós, fa fora els versos i dissipa les faiblesses d'estómac i les flatuosités. Fa parar el fàstic i ajuda a la digestió.
Amb|En els grecs, Gallien la recomanava contra la malària i Hippocrate contra el ICère.
Els poetes grecs el van dir absinthion volent dir que la tisana preparada amb aquesta planta no era bevible. De fet, etimològicament, absenta vol anomenar en grec que és impossible beure o inclús privada de dolçor. Des d'aquesta època, un es va servir d'aquesta paraula al representat per esprémer|expressar tot el que hi havia de més amarg en la vida. Segons Pline, durant les carreres de carros, es donava al vencedor una beguda barrejada d'absenta per recordar-li que la glòria té les seves amargors.
En les Escriptures santes, és el símbol de les proves i de les tristeses de la vida. El vi d'absenta era una beguda corrent durant tota l'Edat Mitjana. Estava compost, principalment, d'hisop, d'anís i d'absenta i era utilitzat per alleujar angines, inflamacions de les parpelles i ràbies de dents. És cap a 560 que Frénégonde, dona de Chilpéric 1r , hauria fet beure vi d'absenta melat enverinat a un d'aquests amfitrions|hostes que li retreia l'homicidi del bisbe Prétextat
La utilització de l'absenta en la farmacopea va ser definitivament consagrada per l'Escola de Salerne, prop de Naples, que va jugar al segle XI, un paper predominant en el renaixement mèdic pel coneixement aprofundit de les plantes. L'Escola de Salerne va organitzar un ensenyament que va difondre per escrits a tots els països rodalies. Aquesta primera facultat d'Europa va tenir tal resplendor durant més de sis segles que va donar a llum la doctrina mèdica ortodoxa. L'absenta era prescrita en forma de pols|pólvora, d'injectat, d'extracte, de hydrolat, de vi, de tintura i de xarop, contra un gran nombre de mal. El seu ús era tal, que se'n troben la menció i l'elogi amb|en els autors dels XVè i XVIè segles.
L'absenta feia meravella per a les dones. En forma de tisana o barrejada amb vi, excita els mesos a les dones, ajuda al part i a fer sortir la darrere-feix, neteja i fortifica la matriu, abat els vapors... Era igualment reputada per ser abortiva.
L'absenta estava igualment molt utilitzada com a vermífug. El seu nom anglès actual és d'altra banda Wormwood que vol dir bosc|fusta a cap a.
Malgrat els seus beneficis, l'absenta sembla maleïda i marcada de segell de l'opprobe divina des de l'origen dels temps. Fins i tot abans de la invenció del licor, l'absenta era ja sinònima de verí i de mort com ho assenyala Sant Jean en el seu text de l'Apocalipsi. (Capítol 8, versicles 10 i 11).
El tercer àngel va tocar la trompeta. Va caure del cel una gran omple d'estrelles ardent com una torxa, i va caure sobre el terç dels rius i sobre les fonts de les aigües va haver canviat . El nom d'aquesta estrella és Absinthe ; i el terç de les aigües va ser convertit en absenta i molts homes van morir per les aigües, perquè s'havien fet amargues.
Era des de llavors normal que l'aparició del licor d'absenta coincidant amb un segle de misèria, va simbolitzar la ruïna i la decadència. La fada verda és l'encarnació de la malèfica Omple d'estrelles Absenta o un senzill|simple exutori a la desgràcia dels homes ?
L'àngel que va tocar la trompeta pot sens dubte respondre ja que sap, ell també, que Tchernobyl és el nom rus d'una herba comuna, l'altimira, del qual l'absenta és una varietat.
A Tchernobyl l'àngel ha tocat la trompeta i les aigües s'han fet amargues...
Atzar o profecia ?
Des de Louis XII, la venda abans reservada als farmacèutics es va fer públicament al carrer.
En el transcurs del segle XVIII, l'abús de l'aiguardent creixés|augmentés i el francès, bevedor de vi des de fa molt de temps, es va fer bevedor d'alcohol. És llavors que va sobrevenir l'absenta...
Al final del segle XVIII, un metge de Franche-Comté, el Dr. Pierre Ordinaire, es va exiliar a Suïssa|suïssa per raons polítiques i es va establir a Couvet al cantó de Neuchâtel per acostumar-hi la medicina i la farmàcia, com allò es practicava llavors.
D) A propòsit de la thuyone (thujone en anglès).
L'oli essencial de la gran absenta comprèn més d'una quarantena de components dels quals la concentració depèn de les condicions de cultura|conreu.
La thuyone és el principal element incriminat en la toxicitat de l'absenta.
De fórmula química C10 H16 O, es tracta d'una cetona monoterpénique saturada que es presenta sota 2 formes : alfa i béta thuyone.
En paral·lel, l'absenta conté igualment absinthine de fórmula C30 H40 O6 que constitueix una de les substàncies conegudes les més amargues.
La benzina|essència d'absenta és per exemple utilitzada com constituent de l'Absorbine o el Vicks Vaporub.
S'ha d'anotar|notar que es troba la thuyone en nombroses plantes tals que : la sàlvia oficinal, certes varietats de lavanda, l'achillée millefeuilles...
Està reconegut que la thuyone és una substància tòxica ja que épileptisante.
Tanmateix, les dosis presents a l'absenta són tan febles que cap risc real no pot ser posat endavant, que sigui en el moment del consum, igual com per a l'acumulació a llarg termini, de la substància a l'organisme.
Segons certes hipòtesis, semblaria que a conseqüència de la similitud entre l'estructura molecular de la thuyone i la de la tetrahydrocannibine (THC), component activa en la Marihuana, efectes psicològics particulars serien generats...
Els vermuts, els licors d'altimira, els licors de tipus|paio "cartoixa"; de la mateixa manera, els aliments que contenen de la suage són en aquest cas.
El 1981, es van reunir els responsables de la Food and Agricole Organization i de l'OMS (organització mundial de la salut) al consell de l'europe a propòsit de les matèries aromàtiques a ús alimentari.
Van considerar ser incapaços de fixar una dosi diària acceptable (DJA) per a la thuyone.
La seva única recomanació que és d'intentar limitar-se la quantitat de thuyone presenta però absolutament no de llençar sistemàticament aquestes begudes.
Pensem que reagrupant les persones interessades a corregir aquest absurd, podem superar aquestes limitacions jurídiques i fer réapparaître l'absenta tal com existia al començament del segle...
Internet no coneix les fronteres; podem beneficiar-se dels avantatges jurídics de certs països una mica més lògic amb ells mateixos...
El nostre projecte és de fabricar de nou una verdadera absenta tal que existia al començament del segle XIX en la regió de Pontarlier i això de manera legal.
Sobretot no fem d'amalgames entre aquests Succedanis d'absenta que es troben cada vegada més, provenint d'Espanya o d'Europa de l'est i la verdadera Absenta!
Nosaltres som en una fase en la qual recerquem persones interessades a poder trobar l'absenta en la seva qualitat original.
Ens beneficiem del suport de persones passionnées per l'absenta i preparades per compartir aquesta passió : distil.ladors, artistes, empresaris...
Enviï'ns un correu descrivint-nos el seu interès o la seva curiositat per a l'absenta i li enviarem un informe més complet sobre els diffèrentes possibilitats de participació a aquest projecte...
D'altra banda, si em deixa el seu e-mail, podré si el desitja enviar-se una carta d'informació que hauria de ser mensual i li comunicarà les evolucions del projecte...
FONT: http://www.chez.com/absint/