Des chercheurs japonais mettent au point un robot sommelier. / Investigadors japonesos creen un robot cellerer.
Des chercheurs japonais de NEC System Technologies et de l'Université de Mie, dans le centre du Japon, ont mis au point un robot sommelier, capable d'identifier plusieurs dizaines de variétés de vins et fromages.
"Il existe toutes sortes de robots qui font beaucoup de choses différentes. Mais nous avons décidé de nous concentrer sur le vin parce que cela semblait un vrai défi ", explique Hideo Shimazu, un des directeurs du programme.
Il a fallu deux ans pour concevoir le prototype, un petit robot blanc et vert de 60 cm, muni d'yeux, de bras, d'une tête rotative et d'une bouche qui s'illumine lorsqu'il parle. Son sens du goût lui vient d'un spectromètre à infrarouge, fixé au bout de son bras gauche.
Lorsqu'un objet -comme une bouteille de vin, qu'il n'est pas nécessaire d'ouvrir- est placé devant le capteur, le robot envoie vers lui un faisceau infrarouge. La lumière reflétée est ensuite analysée en temps réel pour déterminer la composition chimique du produit.
"Tous les aliments ont une empreinte unique. Le robot utilise cette donnée pour identifier immédiatement ce qu'il inspecte ", précise M. Shimazu. Lorsqu'il a identifié un vin, le robot parle d'une voix enfantine.
Il nomme le breuvage, ajoutant quelques mots sur le goût, pour dire par exemple s'il s'agit d'un chardonnay onctueux ou d'un shiraz (vin australien) plein de corps. Il peut également conseiller les meilleurs mets pour l'accompagner, tout en recommandant à son propriétaire de ne pas manger trop salé ou trop gras...
Ces capacités ont d'autres applications utiles. Le robot a su reconnaître, parmi trois pommes mûres d'aspect identiques, celle qui était encore consommable.
La machine, malgré tous ses talents, ne devrait pas mettre au chômage les sommeliers. Elle ne peut identifier avec précision que quelques dizaines de variétés de vins, sur les milliers existantes. Le processus de reconnaissance fonctionne également moins bien après l'ouverture de la bouteille, quand le vin commence à respirer et donc à se transformer chimiquement.
Certaines des erreurs du robot, de surcroît, vaudraient la porte à un vrai sommelier ou maître d'hôtel... La machine a pris la main d'un journaliste pour du prosciutto, jambon italien réputé pour sa fine saveur fumée. Dans la même veine charcutière, il a confondu un cameraman avec du bacon.
Et, sans surprise, cette petite merveille de technologie coûte cher. "A peu près le prix d'une nouvelle voiture ", selon M. Shimazu. "Nous espérons le ramener à 100.000 yens (780 euros) ou moins pour le capteur de goût si nous devions le mettre sur le marché ", ce qui n'est pas prévu pour le moment.
"Nous avons beaucoup de propositions du marché et recueillons beaucoup d'intérêt. Mais nous le considérons plus comme un exemple de notre capacité technologique qu'un produit rentable actuellement ", ajoute-t-il.
Atsuhi Hashimoto, professeur d'ingénierie à l'Université de Mie, reconnaît que le robot est perfectible. "Il est encore comme un enfant, mais pas complètement ignorant ". Selon lui, le robot pourrait être utilisé dans un proche avenir dans l'industrie vinicole pour tester le vin dans chaque bouteille sans la déboucher.
Investigadors japonesos del NEC System Technologies i de la Universitat de Mie, el centre del Japó, han creat un robot cellerer, capaç d'identificar diverses desenes de varietats de vins i formatges.
"Existeix totes les menes de robots que fan moltes coses diferents. Però hem decidit concentrar-nos en el vi perquè allò semblava un verdader desafiament ", explica Hideo Shimazu, un dels directors del programa.
Han calgut dos anys per concebre el prototip, un petit robot blanc i verd de 60 cm, proveït d'ulls, de braç, d'un cap rotatiu i d'una boca que s'il·lumina quan parla. El seu sentit del gust li ve d'un espectròmetre a infrarroig, fixat al final del seu braç esquerre.
Quan un objecte -com una ampolla de vi, que no és necessari obrir- és col·locat davant el captador, el robot envia cap a ell un feix infrarroig. La llum reflectida és llavors analitzada en temps real per determinar la composició química del producte.
"Tots els aliments tenen una empremta única. El robot utilitza aquesta dada per identificar immediatament el que inspecciona ", precisa el Sr. Shimazu. Quan ha identificat un vi, el robot parla d'una veu infantil.
Designa la poció, afegint algunes paraules sobre el gust, per dir per exemple si es tracta d'un chardonnay untuós o d'un shiraz (vi australià) ple de cos. Pot igualment aconsellar els millors menjars per acompanyar-lo, tot recomanant al seu propietari de no menjar massa salat o massa gras...
Aquestes capacitats tenen altres aplicacions útils. El robot ha sabut reconèixer, entre tres pomes madures d'aspecte idèntiques, la que era encara consumible.
La màquina, malgrat tots els seus talents, no hauria de posar a l'atur els cellerers. No pot identificar amb precisió més que algunes desenes de varietats de vins, sobre els milers existents. El procés de reconeixement funciona igualment menys bé després de l'obertura de l'ampolla, quan el vi comença a respirar i per tant transformar-se químicament.
Alguns dels errors del robot, valdrien la porta a un verdader cellerer o mestre d'hotel... La màquina ha pres la mà d'un periodista per prosciutto, pernil italià reputat per al seu fi sabor fumat. Igualment ha confós un operador de càmera amb cansalada.
I sense sorpresa, aquesta petita meravella de tecnologia costa car. "Més o menys el preu d'un cotxe nou", segons el Sr. Shimazu. "Esperem portar-lo a 100.000 iens (780 euros) o menys per al captador de gust si l'haguéssim de posar sobre el mercat", el que no és previst de moment.
"Tenim moltes proposicions del mercat i recollim molt interès. Però ho considerem més com un exemple de la nostra capacitat tecnològica que un producte rendible actualment ".
Atsuhi Hashimoto, professor d'enginyeria a la Universitat de Mie, reconeix que el robot és perfectible. "És encara com un nen, però no completament ignorant". Segons ell, el robot podria ser utilitzat en un proper futur a la indústria vinícola per provar el vi a cada ampolla sense destapar-la.